La chiromancie : comprendre la lecture symbolique de la main
La chiromancie est une pratique symbolique d’interprétation des lignes, des reliefs et de la forme de la paume. Elle les rattache à des tendances de la personnalité, à une manière de ressentir, de penser ou d’avancer. Ce guide présente ses origines, ce que l’on observe dans une main, les lignes principales, les sept monts et la question de la main à lire. Il explique aussi une méthode simple pour s’y essayer, et surtout ses limites. Nous l’abordons comme une lecture symbolique et introspective : un miroir pour se questionner, jamais une prédiction.
Guide publié par lecturedelamain.fr, sous la responsabilité de Kévin, créateur du site et de la démarche NEHRA. Dernière mise à jour : 4 novembre 2026. Qui est derrière NEHRA ?
Qu’est-ce que la chiromancie ?
Le mot vient du latin médiéval chiromantia, lui-même formé sur deux mots grecs : kheir, « la main », et manteia, « la divination ». Il est attesté en français depuis le XIVe siècle. À l’origine, la chiromancie se présentait donc comme une manière de prédire l’avenir à partir de la main.
Aujourd’hui, on peut l’aborder autrement, et c’est ainsi que nous la pratiquons : comme une grille de lecture symbolique. On observe des formes, des tracés et des reliefs, puis on les relie à des thèmes, comme l’élan, la vie affective, la réflexion ou le besoin de repères. Ces correspondances ne décrivent pas qui vous êtes : elles proposent des pistes de réflexion.
On distingue souvent deux approches complémentaires :
- la chiromancie au sens strict, qui étudie les lignes et les signes de la paume ;
- la chirognomonie, qui s’intéresse à la forme de la main, des doigts et du pouce.
La personne qui pratique cette lecture est appelée chiromancien ou chiromancienne.
D’où vient la chiromancie ?
Son histoire est plus incertaine qu’on ne le dit : les « 5 000 ans » parfois cités ne sont confirmés par aucune des sources consultées pour ce guide.
Des traditions anciennes hors d’Europe. On rattache souvent la chiromancie à l’Inde, où des textes sanskrits décrivent un savoir d’interprétation des signes du corps, le sāmudrika śāstra, qui inclut la lecture de la main. Des pratiques comparables sont également signalées en Chine.
En Europe, à partir du XIIe siècle. D’après l’historien Charles Burnett, la chiromancie est reprise par des auteurs savants de l’Occident latin à partir du XIIe siècle. Vers 1159, Jean de Salisbury la mentionne dans son Policraticus. Au Moyen Âge, plusieurs traités circulent sous le nom d’Aristote. Il s’agit d’attributions apocryphes : on parle aujourd’hui de « pseudo-Aristote ».
Fin du Moyen Âge et Renaissance : entre diffusion et méfiance. L’imprimerie diffuse des traités qui associent chiromancie et physiognomonie, comme celui de Bartolomeo Coclès (1504). La méfiance est pourtant ancienne : dès 1456, Johannes Hartlieb la range parmi les « arts interdits » dans son Livre de tous les arts interdits.
Le XIXe siècle français. Deux auteurs participent à son renouveau :
- le capitaine Casimir Stanislas d’Arpentigny, qui étudie surtout la forme des mains et des doigts. Son ouvrage La Science de la main sera traduit en anglais en 1886.
- Adolphe Desbarrolles (1801-1886), qui publie Chiromancie nouvelle. Les Mystères de la main (Paris, Dentu, 1859).
À la fin du siècle, l’Irlandais William John Warner, dit Cheiro (1866-1936), exerce à Londres auprès d’une clientèle célèbre. Il publie Cheiro’s Language of the Hand en 1894.
Que regarde-t-on dans une main ?
Une lecture attentive ne se limite pas à « la ligne de vie ». Elle part de l’ensemble avant d’aller au détail. On observe généralement six familles d’éléments :
- La forme de la paume : plutôt large et carrée, ou plutôt allongée.
- Les doigts et le pouce : longueur relative, écartement, ouverture du pouce.
- Les monts : les reliefs charnus de la paume.
- Les lignes principales : ligne de vie, ligne de cœur, ligne de tête et, lorsqu’elle est visible, ligne du destin.
- Les lignes secondaires : plus fines et plus variables d’une main à l’autre.
- Les signes particuliers : croix, étoiles, îles, triangles, à un endroit précis de la main.
Aucun de ces éléments ne se lit isolément. C’est leur combinaison, et la comparaison entre les deux mains, qui donne du relief à une lecture.
Les quatre lignes principales
- Ligne de vie : naît sur le bord de la main, entre le pouce et l’index, puis descend en arc autour de la base du pouce, vers le poignet.
- Ligne de tête : traverse le milieu de la paume, sous la ligne de cœur ; elle part souvent du même point que la ligne de vie, ou tout près.
- Ligne de cœur : la plus haute des grandes lignes horizontales, juste sous la base des doigts : elle part du bord externe, sous l’auriculaire, et se dirige vers l’index ou le majeur.
- Ligne du destin (en pointillés) : verticale, elle monte du bas de la paume vers le majeur ; elle n’est pas toujours visible.
Les sept monts
- Mont de Jupiter : sous l’index.
- Mont de Saturne : sous le majeur.
- Mont du Soleil (ou d’Apollon) : sous l’annulaire.
- Mont de Mercure : sous l’auriculaire.
- Mont de Vénus : à la base du pouce, à l’intérieur de la ligne de vie.
- Mont de la Lune : en bas de la paume, sur le bord opposé au pouce (la percussion).
- Mars (zones en pointillés) : regroupé dans notre grille en une seule entrée.
Détail des écoles qui le subdivisent, non repris dans notre grille :
- 7a Mars inférieur, à l’intérieur de la ligne de vie, sous le mont de Jupiter et au-dessus du mont de Vénus ;
- 7b plaine de Mars, au centre de la paume, entre Mars inférieur et Mars supérieur ;
- 7c Mars supérieur, sur la percussion, au-dessus de la ligne de tête, entre le mont de Mercure et le mont de la Lune.
Emplacements traditionnels décrits notamment par W. G. Benham, The Laws of Scientific Hand Reading (1900), chap. XXIII (texte reproduit).
Orientation : Main gauche vue côté paume, pouce à gauche de l’image, doigts vers le haut. Sur une main droite, la disposition est inversée. Les tracés sont schématiques : la longueur, la courbure et le point de départ des lignes, comme l’étendue des monts, varient d’une main à l’autre.
Schémas pédagogiques réalisés avec l’assistance de Claude.
Les lignes principales de la main
Quatre lignes servent de repères dans la plupart des lectures. Trois sont présentes sur presque toutes les mains ; la quatrième, la ligne du destin, est souvent discrète, parfois absente. Dans chaque cas, on regarde son tracé : longueur, courbure, netteté, continuité, ramifications, point de départ et terminaison.
Le détail de chaque tracé est présenté dans notre page sur la signification des lignes de la main.
La ligne de vie

La ligne de vie naît sur le bord de la main, entre le pouce et l’index. Elle descend en arc autour de la base du pouce, vers le poignet.
En lecture symbolique, elle est associée à l’élan : la manière d’engager son énergie, de s’ancrer, de se mobiliser. Quelques exemples :
- une courbe ample évoque une énergie ouverte aux expériences nouvelles ;
- une courbe resserrée suggère un élan plus contenu, qui s’appuie volontiers sur des repères familiers.
Encadré — La ligne de vie ne dit rien de la durée de vie Une ligne de vie courte, fine ou interrompue n’annonce ni une vie brève, ni une maladie, ni un accident. Aucune lecture de la main ne peut prévoir une durée de vie. La ligne de vie parle d’une manière d’engager son énergie, pas du temps qui reste. Une interruption se lit, au plus, comme un changement de rythme ou de direction dans cet élan.
La ligne de cœur

La ligne de cœur est la plus haute des grandes lignes horizontales, juste sous la base des doigts. Elle part du bord externe de la main, sous l’auriculaire, et se dirige vers l’index ou le majeur. Dans ce guide, nous appelons « terminaison » son extrémité côté index.
Elle est associée à la vie affective : la manière d’exprimer ses émotions et de vivre le lien. Sa terminaison est un repère important :
- sous le majeur : une expression affective plutôt concrète et mesurée, attentive aux preuves et aux limites personnelles ;
- entre l’index et le majeur : la recherche d’un équilibre entre idéal et réalisme, avec attention à l’accord et à la réciprocité ;
- sous l’index : une place importante donnée à l’idéal relationnel et aux attentes dans le lien ;
- une terminaison descendante : des émotions davantage mises en relation avec la réflexion.
Sa courbure compte aussi. Un tracé nettement courbe ou ascendant évoque une expression affective plus volontiers tournée vers l’autre. Un tracé plutôt droit suggère une expression plus contenue, plus réfléchie.
Tout comprendre de la ligne de cœur
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La ligne de tête

La ligne de tête traverse le milieu de la paume, sous la ligne de cœur. Elle part souvent du même point que la ligne de vie, ou tout près.
Elle est associée à la réflexion : la manière de traiter l’information, d’organiser ses idées, de prendre une décision.
- Une ligne plutôt horizontale évoque une réflexion structurée autour du concret et un besoin de repères clairs.
- Une ligne qui descend nettement vers le bas de la paume, côté opposé au pouce, suggère une place plus marquée accordée à l’imagination et aux associations d’idées.
- Son point de départ fait aussi l’objet d’une lecture. Jointe à la ligne de vie, elle peut être associée à un lien étroit entre impulsion et réflexion ; nettement séparée, à une distinction plus marquée entre les deux.
La ligne du destin
La ligne du destin, aussi appelée ligne de Saturne, est verticale. Lorsqu’elle existe, elle monte du bas de la paume vers le majeur.
Malgré son nom, elle ne dit rien d’un destin écrit à l’avance. En lecture symbolique, elle est associée au sentiment d’orientation personnelle, à la manière de structurer son parcours. Une ligne nette suggère une place importante donnée au sentiment de direction ; une ligne fragmentée, une orientation qui se construit par étapes.
Elle est souvent discrète, et son absence ne signifie rien de particulier. Elle ne permet de lire ni une vocation, ni une réussite professionnelle, ni une « mission de vie ».
Tableau récapitulatif des lignes principales
| Ligne | Où la trouver | Ce qu’elle peut évoquer | Ce qu’elle ne dit pas |
|---|---|---|---|
| Ligne de vie | En arc autour de la base du pouce | L’élan, la manière d’engager son énergie, l’ancrage | La durée de vie, la santé, les accidents |
| Ligne de cœur | La plus haute ligne horizontale, sous les doigts | La vie affective, l’expression des émotions, le rapport au lien | Une rencontre, un mariage, la fidélité d’un partenaire |
| Ligne de tête | Au milieu de la paume, sous la ligne de cœur | La réflexion, l’organisation des idées, la prise de décision | L’intelligence, la réussite scolaire ou professionnelle |
| Ligne du destin | Verticale, du bas de la paume vers le majeur | Le sentiment d’orientation, la structuration du parcours | Une carrière, une vocation, un destin tracé d’avance |
Les lignes secondaires
D’autres lignes, plus fines, apparaissent sur certaines mains seulement. Nos lectures n’en retiennent que trois, et seulement lorsqu’elles sont clairement visibles :
- la ligne du Soleil, verticale, vers l’annulaire, associée à l’expression personnelle et à la créativité ;
- la ligne de Mercure, vers l’auriculaire, associée aux échanges et à la communication ;
- la ligne d’intuition, en arc sur le bord externe de la paume, associée à la réceptivité.
D’autres traditions en nomment beaucoup plus (chance, santé, « mariage », bracelets du poignet). Nous ne leur attribuons pas de signification.
Les monts de la main
Les monts sont les reliefs charnus de la paume : sous chaque doigt, à la base du pouce et sur le bord externe de la main. Mars fait exception : nous le regroupons ici en une seule entrée, alors que certaines écoles distinguent Mars supérieur, Mars inférieur et la plaine de Mars. La tradition leur donne des noms de planètes. On les observe avec nuance : un mont plus développé que les autres, dit « dominant », donne une couleur à la lecture ; des reliefs équilibrés ne permettent aucune conclusion particulière.
| Mont | Emplacement | Registre symbolique associé |
|---|---|---|
| Vénus | Base du pouce, à l’intérieur de la ligne de vie | Affectivité, chaleur du lien, disponibilité relationnelle |
| Jupiter | Sous l’index | Aspiration, affirmation de soi, projection personnelle |
| Saturne | Sous le majeur | Responsabilité, retenue, introspection, besoin de structure |
| Soleil (ou Apollon) | Sous l’annulaire | Expression personnelle, visibilité, créativité |
| Mercure | Sous l’auriculaire | Échanges, communication, adaptation pratique |
| Lune | Bas de la paume, sur le bord opposé au pouce (la percussion) | Imagination, réceptivité, monde intérieur |
| Mars | Zone ici regroupée en une seule entrée ; certaines écoles distinguent Mars supérieur, Mars inférieur et la plaine de Mars | Affirmation, soutien de l’effort, ténacité |
Un relief se juge toujours par comparaison avec les autres monts de la même main. L’éclairage et la position modifient beaucoup son apparence, surtout sur une photo.
Les 7 monts de la main en détail
La forme de la main et des doigts
Avant même de regarder les lignes, la forme générale de la main donne un premier cadre. C’est le domaine de la chirognomonie.
- Une paume plutôt large ou carrée évoque un rapport concret aux repères et un besoin de bases tangibles.
- Une paume plutôt allongée suggère une place plus importante accordée au monde intérieur et une attention aux nuances.
- Des doigts relativement longs peuvent être associés à l’attention au détail et à une réflexion plus développée avant de conclure.
- Des doigts relativement courts sont associés à une approche plus synthétique, plus directement tournée vers l’action.
- Un pouce nettement ouvert évoque une volonté qui s’exprime volontiers. Un pouce plus resserré suggère une volonté plus contenue, qui a besoin de cadre avant de s’engager.
Ces impressions sont relatives : la plupart des mains se situent entre les deux. Certaines écoles classent aussi les mains selon les quatre éléments (terre, air, feu, eau) ; ce n’est pas la grille que nous utilisons.
Main droite ou main gauche : quelle main lire ?
C’est l’une des questions les plus posées, et les réponses varient selon les écoles.
Une convention traditionnelle répandue veut que la main non dominante, la gauche chez une personne droitière, reflète un potentiel inné. La main dominante refléterait plutôt ce que l’on en a fait, le présent, les choix. C’est une convention, pas un fait établi : aucune observation ne permet de démontrer qu’une main contient le « passé » et l’autre le « présent ».
Notre approche est plus simple :
- Pour la mini-lecture, nous regardons la main dominante, généralement celle que vous utilisez pour écrire. Si vous êtes droitière, c’est la main droite ; si vous êtes gauchère, la main gauche.
- Pour la Lecture Signature, nous observons les deux mains et leurs différences. Nous relevons ce qui se ressemble et ce qui diffère, sans attribuer automatiquement un sens de « passé » ou de « présent », d’« inné » ou d’« acquis ».
Les deux mains d’une même personne présentent généralement des différences : elles enrichissent la lecture, sans tout expliquer.
Les signes particuliers
On appelle « signes » de petites marques localisées sur une ligne ou sur un mont. Ils ne se lisent que s’ils sont nets et bien situés, et toujours en lien avec la zone où ils apparaissent :
- une croix peut être associée à un point de tension symbolique dans le registre concerné ;
- une étoile, à une intensification de ce registre ;
- une île (une petite boucle sur une ligne), à une zone de complexité dans le registre concerné ;
- un triangle, à une organisation particulière de ce registre.
Aucun de ces signes n’annonce un événement, un accident ou un traumatisme. Une cicatrice ou une tache de la peau se décrit, mais ne s’interprète pas.
Et le « M » dans la paume ? Très partagé sur les réseaux sociaux, le « M » n’est pas une ligne en soi. Il résulte de la rencontre visuelle de plusieurs lignes : le plus souvent la ligne de vie, la ligne de tête, la ligne de cœur et une ligne verticale, qui dessinent ensemble la forme d’une lettre. Il ne promet ni chance, ni richesse, ni réussite, ni destinée exceptionnelle. Les lignes qui le composent se lisent chacune pour elles-mêmes.
Comment lire une main : la méthode en 5 étapes
Lire une main demande surtout de la patience et de la méthode. Voici une démarche simple pour commencer.
- Observer à la lumière du jour. Une lumière naturelle, ni trop forte ni rasante, fait apparaître les lignes sans créer de fausses ombres. La main est ouverte et détendue, les doigts légèrement écartés.
- Choisir la main de référence. Commencez par la main dominante, puis regardez l’autre pour comparer.
- Aller de l’ensemble au détail. D’abord la forme de la paume et des doigts, puis les monts, puis les lignes principales, enfin les lignes secondaires et les signes.
- Comparer les deux mains. Notez ce qui est commun et ce qui diffère, sans en tirer de conclusion hâtive.
- Croiser les indices plutôt qu’isoler un signe. Un seul détail ne dit presque rien. Ce sont les éléments qui se répondent qui donnent une lecture cohérente. Et l’absence d’un signe ne signifie rien : une ligne absente n’est ni une faiblesse ni une qualité.
Exemple commenté : une main imaginaire, lue pas à pas
Cet exemple est fictif et purement pédagogique. La main décrite n’existe pas : elle sert seulement à montrer comment passer de l’observation aux correspondances symboliques, sans franchir les limites de la lecture.
Croiser les indices, dans cet exemple. Croiser ne veut pas dire additionner. On place les trois correspondances côte à côte et l’on remarque qu’elles portent sur trois registres différents : la vie affective, la manière de réfléchir, l’élan. Chacune reste une piste, que l’on peut transformer en question. Par exemple : « Où ai-je besoin d’équilibre dans mes liens ? », « De quels repères ai-je besoin pour décider ? », « Vers quelles expériences nouvelles ai-je envie d’aller ? ». Cet exercice introductif s’arrête à ces questions. Une lecture plus complète met les observations en relation, tout en conservant leur caractère symbolique et incertain. Ces pistes ne permettent pas d’affirmer un trait de personnalité avec certitude.
À vous : décrire votre main avant de l’interpréter
Recopiez cette grille sur papier ou dans vos notes : elle ne se remplit pas sur le site. Observez ensuite votre main dominante à la lumière du jour, ou une photo nette de votre paume, et notez d’abord « Ce que je vois », sans chercher de sens.
Mots utiles pour décrire : longue, courte, droite, courbe, nette, fine, profonde, interrompue, ramifiée.
Ensuite seulement :
- rapprochez chaque observation nette des repères présentés dans ce guide ;
- laissez de côté ce qui reste peu net ou incertain : une observation incertaine ne devient pas une signification, et l’absence d’une ligne n’est ni une faiblesse ni une qualité ;
- terminez par une question que cette lecture vous pose, plutôt que par une conclusion.
Encadré — Prendre une photo exploitable de sa main Photographiez la paume entière, bien à plat, à la lumière du jour et sans flash. Tenez le téléphone parallèle à la main, à environ 30 centimètres, et vérifiez que les lignes sont nettes avant d’envoyer. C’est la même photo qui sert à la mini-lecture gratuite de votre ligne de cœur.
Peut-on apprendre la chiromancie ?
Oui, comme on apprend n’importe quel système symbolique : en se familiarisant avec son vocabulaire, puis en s’exerçant. Il n’existe pas de diplôme reconnu ni de méthode unique. Les écoles divergent sur bien des points, du nombre de monts au sens de lecture de certaines lignes.
Pour progresser, l’essentiel est de regarder beaucoup de mains : les siennes d’abord, puis celles de proches qui le souhaitent. Notez ce que vous voyez avant de chercher ce que cela pourrait évoquer.
Les ouvrages de d’Arpentigny, de Desbarrolles et de Cheiro aident à comprendre d’où vient le vocabulaire actuel. Ils mêlent toutefois observation et prédictions affirmées que nous ne reprenons pas.
Deux erreurs de débutant à éviter : confondre un pli dû à la position de la main avec une ligne, et surtout présenter une interprétation comme une certitude.
Ce que la chiromancie peut, et ne peut pas, dire
La chiromancie n’est pas une science, et aucune étude n’a validé ses correspondances. Des observateurs sceptiques font remarquer qu’une lecture peut sembler juste simplement parce qu’elle reste assez générale pour que chacun s’y reconnaisse. Le psychologue Ray Hyman a ainsi rapporté que ses lectures étaient aussi bien reçues lorsqu’il donnait volontairement l’interprétation inverse.
Utilisée comme une grille symbolique, une lecture de la main peut pourtant offrir un temps pour soi. Elle donne des mots pour décrire sa manière de ressentir, de penser ou d’avancer, et invite à se poser des questions plutôt qu’à recevoir des réponses.
Encadré — Ce qu’une main ne dit pas Une lecture de la main, quelle qu’elle soit, ne peut pas vous dire :
- combien de temps vous vivrez ;
- si vous êtes ou serez malade ;
- si vous gagnerez ou perdrez de l’argent ;
- si, quand ou qui vous rencontrerez ;
- combien d’enfants vous aurez ;
- la date d’un événement de votre vie.
Pour toute question de santé, de difficulté psychologique, de droit ou d’argent, adressez-vous à un professionnel qualifié.
Notre approche chez lecturedelamain.fr
Les contenus et les lectures du site paraissent sous le nom de Nehra, signature éditoriale de lecturedelamain.fr. Notre approche de la main est symbolique et introspective : elle ne prédit rien et ne remplace aucun avis médical, psychologique ou professionnel. Elle propose un miroir, pas un oracle. Découvrez qui prépare et relit votre Lecture Signature.
Deux façons de découvrir ce que vos mains peuvent évoquer :
- La mini-lecture gratuite de la ligne de cœur est générée automatiquement à partir de la photo de votre main dominante. Elle vous est envoyée par e-mail, sans relecture humaine.
- La Lecture Signature est préparée à partir des photos de vos deux mains avec l’aide d’outils d’intelligence artificielle, puis relue et validée avant envoi. La Lecture Signature est transmise par e-mail sous 48 à 72 heures à compter de la réception du paiement et de l’ensemble des éléments nécessaires à sa réalisation.
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Questions fréquentes
La chiromancie est-elle fiable ?
Non, si l’on entend par là une méthode capable de décrire une personne avec certitude ou de prévoir son avenir. Elle peut en revanche servir de support de réflexion, lue comme une proposition symbolique et non comme un verdict.
Quelle main faut-il lire en chiromancie ?
Les écoles ne sont pas d’accord. Une convention répandue associe la main non dominante à l’inné et la main dominante à l’acquis, mais ce n’est qu’une convention. En pratique, on commence par la main dominante, puis on la compare à l’autre. Notre mini-lecture utilise la main dominante ; la Lecture Signature, les deux.
Quelles sont les lignes de la main les plus rares ?
Il n’existe pas de statistique fiable sur la rareté des configurations de lignes. On cite souvent le pli palmaire transverse unique, parfois appelé « ligne simienne » dans la littérature de chiromancie (un seul tracé à la place des lignes de cœur et de tête), les lignes doubles ou une ligne d’intuition bien visible. Une configuration rare n’est pas pour autant un « signe » de chance ou de malchance.
Que signifie un « M » dans la paume ?
Ce n’est pas une ligne en soi, mais la rencontre visuelle de plusieurs lignes. Il n’annonce ni chance, ni richesse, ni réussite, ni destinée exceptionnelle : on lit chacune des lignes qui le forment.
Ma ligne de vie est courte ou coupée : faut-il s’inquiéter ?
Non. Sa longueur ou une interruption ne dit rien de la durée de vie ni de la santé. Une interruption peut tout au plus évoquer un changement de rythme dans la manière d’engager son énergie.
Peut-on lire les lignes de la main sur une photo ?
Oui, si la photo est nette et bien éclairée. Les reliefs des monts y sont toutefois plus difficiles à apprécier qu’en direct : une lecture sur photo doit signaler ce qui reste incertain.
Peut-on apprendre la chiromancie seul ?
Oui : on apprend le vocabulaire dans des livres, puis on s’exerce sur ses mains et celles de proches volontaires. Le plus difficile n’est pas de retenir les correspondances, mais d’observer précisément sans jamais présenter une interprétation comme une certitude.
Quelle différence entre chiromancie et voyance ?
La voyance prétend percevoir des événements passés ou futurs. La chiromancie, telle que nous la pratiquons, part de ce qui est visible dans la main et le relie à des thèmes symboliques. Elle ne prétend pas voir l’avenir : c’est un outil d’introspection, pas de prédiction.
Glossaire
- Chiromancie : interprétation symbolique des lignes et des signes de la paume.
- Chirognomonie : étude de la forme de la main, des doigts et du pouce.
- Main dominante : la main que l’on utilise généralement pour écrire.
- Mont : relief charnu de la paume, sous un doigt ou sur un bord de la main ; pour Mars, zone que les écoles délimitent différemment.
- Mont dominant : mont nettement plus développé que les autres sur une même main.
- Percussion : bord externe de la main, côté auriculaire.
- Terminaison : extrémité d’une ligne, par exemple celle de la ligne de cœur côté index.
- Ramification : petite ligne qui se détache d’une ligne principale.
- Île : petite boucle fermée sur le tracé d’une ligne.
- Pli palmaire transverse unique : tracé unique traversant la paume à la place des lignes de cœur et de tête, parfois appelé « ligne simienne » dans la littérature de chiromancie. Nous ne lui attribuons aucune signification médicale, psychologique ou prédictive.
- Bracelets : plis du poignet ; nos lectures ne les interprètent pas.
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Dernière mise à jour : 4 novembre 2026
Sources
Sources consultées directement
- Académie française, Dictionnaire de l’Académie française, 9e édition, article « chiromancie » : étymologie (latin médiéval chiromantia, grec kheir et manteia), attestation au XIVe siècle — https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A9C2062
- Wikipédia, « Chiromancie », sections historique et critiques : Jean de Salisbury, Policraticus (1159) ; traités pseudo-aristotéliciens ; Coclès (1504) ; capitaine d’Arpentigny et Desbarrolles ; absence de validation scientifique — https://fr.wikipedia.org/wiki/Chiromancie
- Wikipedia (en), « Palmistry » : sāmudrika śāstra ; pratiques signalées en Chine ; Johannes Hartlieb (1456) ; statut de pseudo-science ; témoignage de Ray Hyman — https://en.wikipedia.org/wiki/Palmistry
- S. Gillis-Hogan, résumé de communication (Manuscript Evidence, 2016), qui résume la thèse de Charles Burnett sur l’apparition de la chiromancie savante dans l’Occident latin au XIIe siècle — https://manuscriptevidence.org/wpme/?p=6969
- HathiTrust, notice : C. S. d’Arpentigny, The Science of the Hand… = La Science de la main, trad. et éd. Ed. Heron-Allen, Londres, Ward, Lock & Co., 1886 — https://catalog.hathitrust.org/Record/007651499
- The Online Books Page (University of Pennsylvania), notices HathiTrust des ouvrages d’Adolphe Desbarrolles (1801-1886), dont Chiromancie nouvelle, Paris, E. Dentu, 1859 — https://onlinebooks.library.upenn.edu/webbin/who/Desbarrolles%2c%20Ad%2e%20%28Adolphe%29%2c%201801%2d1886
- Wikipedia (en), « Adolphe Desbarrolles » (dates 1801-1886) — https://en.wikipedia.org/wiki/Adolphe_Desbarrolles
- Wikipedia (en), « Cheiro » : William John Warner, 1866-1936 ; Cheiro’s Language of the Hand, 1894 ; activité à Londres auprès d’une clientèle célèbre — https://en.wikipedia.org/wiki/Cheiro
Références de seconde main (citées par les sources ci-dessus, non consultées)
- Charles S. F. Burnett, « The Earliest Chiromancy in the West », Journal of the Warburg and Courtauld Institutes, 50 (1987), p. 189-195 (via la source 4).
- Jean de Salisbury, Policraticus, éd. K. Keats-Rohan, Brepols ; R. A. Pack, Archives d’histoire doctrinale et littéraire du Moyen Âge (1969, 1972) (via la source 2).
- Kapila (2007) ; Svoboda & De Fouw (2003), sur le sāmudrika śāstra ; Láng, sur Hartlieb, Buch aller verbotenen Kunst (1456) (via la source 3).
- Park (1986) ; Chamorro-Premuzic & Furnham (2010), sur le statut de pseudo-science ; Ray Hyman, « « Cold Reading »: How to Convince Strangers That You Know All About Them », The Zetetic, 1977 (via la source 3).
